E-paiement et E-commerce au Maroc

E-commerce

Le e-paiement se démocratise au Maroc : 300 000 opérations et 134 MDH réalisés en 2011

 
 De plus en plus d’administrations et d’entreprises encaissent leurs factures en ligne. Le paiement de créances constitue 44% du nombre de transactions électroniques. Avec 7 millions de porteurs de cartes, le potentiel de croissance est encore considérable.
Maroc Telecommerce

 

Les chiffres publiés par Maroc Télécommerce et par le Centre monétique Interbancaire (CMI) l’attestent : l’e-paiement se démocratise au Maroc. Faisant partie de l’offre e-commerce globale, il concerne les factures et taxes payées directement sur Internet. Abonnement téléphonique, facture d’eau et d’électricité ou même frais scolaires, tous ces services peuvent aujourd’hui être réglés par débit de carte bancaire auprès du site Internet du prestataire. L’administration non plus n’est pas en reste. Après l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), la Trésorerie générale du Royaume (TGR) propose aux contribuables de régler leurs taxes (taxe d’habitation, taxe des services communaux et la taxe professionnelle) en ligne. D’autres administrations sont en phase finale de lancement de leurs services en ligne. Comme la Direction générale des impôts (DGI) qui prépare un projet pour le paiement de l’Impôt sur le revenu (IR) directement sur Internet.
Lancé en 2007, le paiement en ligne via les cartes bancaires auprès des sites marchands affiliés à Maroc Télécommerce a connu une progression de 72%, passant de 298 MDH en 2010 à 513 MDH en 2011. L’activité par cartes marocaines qui constitue 95,8% du volume a évolué de 75,4% et l’activité par cartes étrangères de 19,2%. Le nombre de transactions e-commerce est passé, quant à lui, de 295 000 à 670 000 en 2011. Le paiement de créances en constitue 44%, le shopping 31%, les voyages et événements 18% et l’e-gouvernement 7%. 
Les facturiers ont accaparé une part de 26,3% du montant global de paiement en ligne en 2011, soit 133,6 MDH, en progression de 78% par rapport à 2010. Le paiement des taxes compte pour 2,3%. Le montant s’est apprécié de 107%, à 11,5 MDH.

De nouvelles offres et encore plus de sites partenaires

Au delà du volume de transactions réalisées, l’année 2011 a connu le lancement de plusieurs sites marchands importants appartenant à différents secteurs d’activité, notamment les sites spécialisés dans les achats groupés, des établissements scolaires mais aussi des établissements publics et le site de la Marocaine des jeux et des sports (MDJS). Maroc Télécommerce a également travaillé sur une nouvelle offre commerciale qui concerne les très petites entreprises. Elle a été lancée fin 2011 comme promotion de fin d’année et a été maintenue en 2012 vu le succès rencontré. Cette offre permet à une TPE d’avoir accès au service Maroc Télécommerce sans frais fixes et de ne payer que la commission sur les volumes traités. A noter qu’une offre similaire (frais de mise en place de 1 000 DH au lieu de 3 000, exonération d’abonnement…) a été lancée en 2011 pour le compte des riads, hôtels 3* au plus, associations et écoles. Ce qui a permis d’ouvrir le service à des dizaines de sociétés. 

Les banques communiquent peu sur les possibilités de paiement par carte

Face à l’importance que prennent les nouvelles technologies dans la vie de tous les jours, le paiement par Internet offre un confort inégalable au consommateur qui peut, de n’importe quel endroit, 7j/7 et 24h/24, effectuer ses opérations. Pourtant, nombre sont ceux qui hésitent toujours à franchir le pas de peur de la fraude informatique. Le système de sécurisation des paiements électroniques mis en place par Maroc Télécommerce est certifié et reconnu par le CMI, par les banques marocaines ainsi que par les organismes internationaux Visa et MasterCard. Il garantit la confidentialité des données bancaires saisies par les clients sur sa plate-forme de paiement. Cette garantie est basée sur des procédés et des réglementations nationales et internationales auxquelles Maroc Télécommerce est conforme et repose sur des technologies et des concepts reconnus et approuvés par l’ensemble des acteurs e-commerce mondiaux.
L’internaute doit également vérifier avant de payer en ligne sur un site marchand que celui-ci existe bel et bien derrière la marque qu’il affiche sur ses pages Web. A cet effet, une liste actualisée des e-marchands marocains est consultable à tout moment sur le site du CMI et sur celui de Maroc Télécommerce. «Le paiement par Internet va continuer à se développer fortement car une majorité de Marocains, parmi les porteurs de cartes de paiement (7 millions), ignorent les services qu’ils peuvent payer en ligne. Il incombe aux banques de mettre en place un plan de communication efficace envers leurs clients», déclare, confiante, Samira Gourroum, directrice de Maroc Télécommerce.

Le marché et le E-commerce au Maroc

Le marché


E-commerce au Maroc, un marché en plein essor

Avec 15 millions dʼinternautes, un chiffre d’affaires de 19,07 milliards de dirhams, le web marocain est devenu un marché non négligeable… et le e-commerce est en plein essor. 

Tout d’abord coté paiement en ligne, c’est le début d’une nouvelle ère. En effet, avec ses 8 millions de porteurs de cartes bancaires, le paiement en ligne par carte au Maroc est passé de 30 millions de DH en 2008 à 104,5 millions de DH en 2009 et 504,2 millions DH en 2011. Des chiffres qui connaitront encore une plus forte croissance grâce au développement du paiement via mobile (le Maroc comptant selon l’ANRT, 36.5 millions d’abonnés à ce jour).

Avec plus de 300 sites affiliés, Maroc Telecommerce l’acteur majeur du paiement en ligne, affiche lui aussi une croissance exponentielle :+ 72% en 2011 et + 13% au 2ème trimestre 2012. Depuis le début de l’année 2012, le paiement en ligne par carte bancaire auprès des sites marchands affiliés à Maroc Telecommerce, a progressé de 46,4 % et atteint 545,1 millions de dirhams et « le nombre de transactions e-commerce est passé de 461 000 à 856 000 opérations ».

Le marché est en forte progression, au vu de l’évolution de l’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) . Avec la démocratisation de la 3G au Maroc, le nombre dʼinternautes a augmenté très fortement en moins de deux ans (15 millions d’internautes), soit autant de cyberconsommateurs potentiels. 

De même, la volonté politique affirmée de développer ce secteur, au travers du Plan Maroc Numéric 2013, a contribué à la multiplication des sites marchands (Maroc Telecom, Lydec…) et des services gouvernementaux en ligne (Trésorerie Générale du Royaume, Administration des Douanes et Impôts Indirects…) ainsi que le renforcement du dispositif juridique avec lʼadoption de plusieurs lois visant à harmoniser le cadre juridique marocain avec les textes communautaires de lʼUnion Européenne.

Autre mesure phare pour promouvoir le commerce en ligne sur des sites marchands hors territoire national : les particuliers peuvent recevoir une dotation d’un montant plafonné à 10.000 DH par an (20.000 DH pour les entreprises) destinée au commerce électronique et chargée sur une carte de crédit internationale émise à cet effet. Cette carte de paiement peut être utilisée pour le règlement de différents achats sur le web notamment de logiciels, le téléchargement d’applications, l’achat de titres de voyage… D’après le Centre Monétique Interbancaire (CMI), ces cartes lancées en 2012 par les banques sont un succès total. 

Le commerce électronique est un secteur très dynamique alimenté régulièrement par l’arrivée de nouveaux sites marchands innovants (voir : les lauréats des Trophées E-commerce).

Autre initiative intéressante, la mise en place du label e-Thiq@ qui est une réelle garantie de qualité des relations commerciales en ligne au service du consommateur. Le label e-Thiq@ puise son nom du mot Thiqa, qui veut dire confiance en arabe. La labellisation e-thiq@ représente un gage de conformité de l’entreprise à la réglementation. Le logo du label est placé sur les sites pour attester du respect de l’entreprise de ses engagements en matière de transparence des offres commerciales, des délais de livraison, de la sécurisation de la transaction et des données personnelles.

Enfin, en partenariat avec l’Institut de sondage LMS CSA et la CGEM, le Salon E-COMMERCE.MA a lancé l’an passé à l’occasion de la 1ère édition du salon, un grand sondage sur l’achat en ligne au Maroc. Ce sondage qui sera mis à jour chaque année, a pour but de mieux cerner le profil des acheteurs en ligne marocains, connaitre leur localisation ainsi que leur pouvoir d’achat, de mesurer la pénétration de l’achat à distance et d’analyser les freins parmi les non acheteurs. 

Les résultats de ce sondage fournissent ainsi des indicateurs concrets sur le marché marocain du e-commerce, permettent de mieux cerner les attentes ou réticences des consommateurs vis à vis des sites web marchands, les produits ou services qu’ils aimeraient acheter en ligne, leurs moyens préférés de paiement, de livraison etc … 

Ces informations vous permettront, acteurs du e-commerce, d’affiner votre stratégie et de cibler votre offre sur le marché marocain.Image

E-commerce et le Maroc!!

Sur un marché en pleine croissance soutenu par la stratégie nationale « Maroc Numéric 2013 », le salon a pour objectif de réunir l’ensemble des acteurs clés qui participent au développement du E-commerce, du Paiement Electronique et du Digital Marketing au Maroc afin de contribuer à l’essor de ce secteur à très fort potentiel pour l’économie marocaine.

Livre blanc – E-Commerce 2010 : les nouvelles clés pour vendre plus et mieux by Compario:

En pleine période d’effervescence sur la thématique e-commerce avec le salon e-commerce Paris 2009, Compario lance son livre blanc 2010 :

livre-blanc-compario-e-commerce-2010-les-nouvelles-clés-pour-vendre-plus-et-mieux

Spécialiste dans le domaine du Searchandising (Search + Merchandising), Compario aborde le e-commerce dans son ensemble tout au long des 86 pages du book. Évolution du marché, personnalisation d’un site e-commerce, M-commerce ou encore web analytics sont autant de thèmes qui composent l’ouvrage.

Évolution du e-commerce – Guide Compario

 

Le livre blanc Compario évoque la maturité du marché e-commerce à partir d’un ratio : le nombre annuel de nouveaux internautes. Basé sur une étude du cabinet américain Forrester, le nombre de nouveaux internautes américain atteint un niveau 4 fois inférieur au nombre d’internautes ayant plus de 7 ans d’expérience de consommation sur Internet. En réaction, Compario propose de :

  • Favoriser la fidélisation des clients plutôt que la conquête
  • Optimiser la promotion des produits via de nouvelles fonctionnalités

Les auteurs repèrent un énorme potentiel d’amélioration dans l’exploitation de l’expérience client. Le confort de l’achat en ligne va devoir être pris en compte pour éviter de frustrer le client en ligne.

Trouver le bon produit et l’acheter tout simplement

Internet fourmille d’informations mais encore faut-il parvenir à s’y repérer. Selon Harris Interactive, de 20 à 50% des internautes ne trouvent pas les produits qu’ils cherchent. Compario évoque les principales sources du problème :

  • Des catalogues électroniques à la volumétrie de plus en plus imposante
  • La solitude du e-consommateur sur internet : à qui s’adresser ? Avec qui communiquer ?
  • La navigation sur les sites qui ne permettent pas de rechercher facilement l’information
  • La sur-abondance d’informations non-organisées
  • La comparaison difficile entre les éléments

Achats communautaires et partage d’informations

Les amis de mes amis sont mes amis – L’internaute fait confiance à ses pairs : 60% des achats en ligne aux Etats-Unis sont influencés par les recommandations d’amis ou de proches. Dès lors, la e-réputation devient un facteur important dans le processus d’achat. Le besoin communautaire se fait de plus en plus ressentir et Compario rappelle l’aspect important des réseaux sociaux dans l’achat communautaire : 35% des internautes pensent retourner sur les sites qui offrent des avis et recommandations d’internautes.

Le social shopping s’oriente de plus en plus vers les boutiques virtuelles. A l’instar de l’offreIdées.3com, les solutions 3D facilitent l’interaction entre les clients et les e-commerçants.

Personnalisation du site et des produits

Si les e-commerçants reconnaissent l’importance d’un service personnalisé pour chaque internaute, seul 23% d’entre eux ont pris la peine de mettre en oeuvre cette démarche :

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Tout en veillant à ne pas utiliser de méthode trop intrusive, intégrez les techniques de personnalisation pour exploiter l’expérience de vos clients sur votre site.

«My E-card Maroc»

«My E-card Maroc»

La carte «My E-card Maroc» est destinée exclusivement aux paiements en ligne sur les sites marchands marocains. Rechargeable en agence ou à distance, le plafond de cette carte de paiements peut atteindre 20 000 dirhams. Pour son lancement, Société Générale Maroc a signé avec le site Mydeal.ma un partenariat exclusif avec de nombreux avantages.

 

 

E-commerce au Maroc : Plusieurs verrous à faire sauter

 
E-commerce au Maroc : Plusieurs verrous à faire sauter
 

Le e-commerce selon les derniers chiffres est en bonne croissance. Il se dit que de belles perspectives l’attendent. Mais, loin de tout optimisme béat, l’achat en ligne au Maroc est encore à ses balbutiements, au regard des statistiques du secteur comparées avec d’autres pays bien en avance. Les obstacles sont encore légion pour pouvoir parler d’un réel achat en ligne dans notre pays. Pourquoi ? Eclaircissements…

 Avec la vente de 120.000 ordinateurs par an en moyenne, un marché potentiel de 14 millions d’internautes, 8 millions de porteurs de cartes bancaires et un chiffre d’affaires prévisionnel à fin 2011 de plus de 500 millions DH pour les transactions en ligne, le web marocain est devenu un espace de commerce potentiel non négligeable. De fait, un intéressant virage pour le e-commerce est engagé. Dans ce registre, deux entités concernées par le commerce en ligne viennent de publier des chiffres assez encourageants sur l’évolution du secteur: Maroc Télécommerce et le Centre Monétique Interbancaire. En effet, Maroc Télécommerce qui référencie plus de 200 sites actifs sur la toile dans le domaine de l’achat en ligne vient de publier des statistiques qui indiquent que le montant total des transactions effectuées durant l’année 2011 a atteint près de 61,5 millions de dollars (513 millions de DH). Selon la même source ces transactions se sont élevées à plus de 714 000 auprès des e-marchands affiliés à Maroc Télécommerce. De fait, le e-commerce marocain enregistre une croissance à deux chiffres, comparaison faite avec l’exercice précédent (2010); soit une augmentation de 72% au niveau du Chiffres d’affaires (35 millions de dollars en 2010) et 116% quant au nombre des transactions en ligne.

DOSSIER (3)

Les activités pour lesquelles le paiement en ligne est le plus utilisé, selon les chiffres publiés, sont les paiements des créances telles que les factures de téléphone, d’eau et d’électricité qui s’adjugent 315 000 transactions; soit une part de 44%. Vient ensuite le shopping avec 31% des transactions, suivi par les voyages et les évènements avec 18% des transactions. Même les services de l’administration publique sont de mise sous la désignation plus commune d’e-gov. Ces services s’attribuent 50 000 transactions, soit une part de 7% de l’ensemble des transactions.

Autre preuve du succès de l’e-commerce, la progression du nombre de contrats des enseignes proposant l’achat ou le paiement en ligne. Ce nombre est passé de 140 au terme de l’année 2010 à 300, un an plus tard. Et rien ne semble prêt de ralentir cette progression du e-commerce au Maroc. Les prévisions seront à la hausse pour un bon moment encore.

 

E-commerce VS paiement en ligne

Toute transaction effectuée en ligne ne relève pas forcément du e-commerce. Or, il est étonnant de voir que les statistiques en question mettent dans le même panier des activités de paiement en ligne (telles les factures téléphoniques, d’eau et électricité) et celles liées au vrai e-shopping. Les 315 000 transactions (44%) doivent donc ne pas nous induire en erreur. Faites le calcul vous-mêmes et vous verrez que le e-commerce est loin d’avoir atteint les chiffres avancés. Il en est de même pour les 50 000 transactions (7%) concernant les services publiques.

Certes, l’habitude de payer ses factures en ligne peut booster le e-commerce, mais ce genre d’activité n’est aucunement un acte d’achat qui, lui, est au cœur de toute définition du e-commerce qui se respecte.

Cet amalgame entre le paiement en ligne et le e-commerce vient du fait que l’on focalise davantage sur les rentrées en ligne que sur ce dont bénéficie le consommateur.

Ce flou dans les statistiques est encore plus pesant quand on sait qu’au niveau de la toile, il existe bel et bien une activité informelle dont on ne connait pas le chiffre d’affaires. Pensez aux différentes pages Facebook mise en place par des milliers d’individus qui vous proposent des produits allant de l’habillement jusqu’aux séjours touristiques et autre voyage. Sauf que dans ce cas de figure, le paiement ne se fait pas en ligne, mais à la livraison ou une fois sur place. Un mode de paiement que choisissent d’autres entreprises, qui elles, ne sont pas du tout informelles, mais qui ne sont pas affiliés à Maroc télécommerce ou ne disposent pas de plateforme dédiée de paiement en ligne: le contre remboursement. Il y a donc un chiffre d’affaires non calculé, mais qui est bien réalisé sur Internet.

Relation corollaire entre le e-commerce et le paiement par carte bancaire (CB), ce dernier enregistre des chiffres encourageant pour l’exercice 2011, selon les statistiques avancées par le Centre Monétique Interbancaire. En effet, «Les commerçants affiliés au CMI ont enregistré, au courant de l’année 2011: 15,8 millions d’opérations de paiement, par cartes bancaires marocaines et étrangères, pour un montant global de 13,1 milliards de DH, en progression de 10,3% par rapport à l’année précédente.

Par ailleurs, durant l’année 2011, les cartes marocaines à validité internationale ont réalisé 272 milles opérations à l’étranger, retraits et paiements, pour un montant global de 534,2 millions de DH, en progression de 30,8% par rapport à l’année précédente.

Le paiement en ligne via cartes bancaires auprès des sites marchands affiliés au CMI a connu une progression de 72% en passant de 295,1 MDH durant l’année 2010 à 507,4 MDH durant l’année 2011. L’activité par cartes marocaines a évolué de 75,4% tandis que l’activité par cartes étrangères a progressé de 19,2% durant cette même période. Le nombre de transactions e-commerce est passé de 295 milles à 670 milles opérations (multiplié par 2,3). Ce nombre constitue une progression de 116% par rapport à 2010. La part des secteurs d’activités en nombre de transactions est répartie comme suit : Shopping (31%), Paiement de créances (de 44%), Voyages et événements (18%), e-gov (7%). Le panier moyen s’établit pour sa part à environ 750 DH pour les paiements par carte bancaire, en baisse de 20% par rapport au 2010 (900 DH). Cette baisse est justifiée par le développement des transactions dans les secteurs d’activités autres que le voyage dont le panier moyen est situé à environ 1500 DH et portant sur des produits et des services de plus en plus variés portant sur un panier moyen de 300 DH. L’offre continue de croitre: 300 contrats signés à fin 2011 contre 140 à fin 2010. L’arrivée de nouveaux sites continue d’alimenter le dynamisme des ventes en ligne. L’offre en ligne est de plus en plus riche et le nombre de site actifs a dépassé 200.

Les nouveautés E-Commerce pour l’année 2013 (Part I)Image

 

Après vous avoir présenté notre rétrospective d’une année 2012 pas si apocalyptique que ça, il était nécessaire que l’équipe du Webmarketeur vous propose sa vision des tendances E-Commerce pour l’année 2013. Au programme :  l’explosion du E-Commerce sur les supports mobiles, la mise en place de stratégies marketing multisupports, Google Shopping devient payant et … l’Ogre (Google) arrive sur le  retargeting dynamique. Attaquons !

Explosion du E-Commerce sur les supports mobiles

En ce début d’année, vous avez dû lire (mais vous le saviez déjà !!) que les e-commerçants allaient et devaient s’ouvrir davantage à la mobilité, en lançant des applications, des QR codes et autres spécificités mobiles… Cela va bien plus loin, 1 vente sur 10 est réalisée via des supports mobiles, et ce chiffre ne va qu’augmenter dans les mois et les années à venir. Il faut donc être présent sur ces différents supports via des applications, des sites responsives … mais également optimiser ces différents canaux pour maximiser ses ventes. Il faut donc mettre en place une véritable stratégie marketing multisupports.

Des stratégies d’acquisition multisupports

Les supports mobiles prennent donc une place de plus en plus importante dans le web. Nous connaissons tous la stratégie « multicanal », il va dorénavant falloir intégrer une stratégie « multisupports » à sa stratégie marketing global ! En effet, les actions des internautes sont différentes selon le support qu’ils utilisent. De fait, plusieurs questions se posent :

  • Les acheteurs achètent-ils le même type de produit selon qu’ils sont sur un mobile, une tablette, un pc ?
  • Des produits de même valeurs ? Avec le même cycle d’achat ?
  • Faut-il privilégier le « one click buying » sur supports mobiles ?

Autant de questions auxquelles il faut répondre pour un meilleur impact sur le Web. Il est également nécessaire de s’interroger dans le même sens à propos de la stratégie de communication web. Les internautes sont-ils réceptifs aux mêmes types de messages selon les différents supports utilisés ?

Google Shopping devient payant

Dès le 13 février 2013, et sa première étape de transition, l’outil Google Shopping  va mixer les résultats classés par pertinence et ceux qui ont été achetés aux enchères par les E-Commerçants (voir notreprécédent article sur le sujet). Depuis les origines de Google et les premières applications similaires à Google Shopping (Froogle), jamais rien n’avait été demandé aux marchands. Selon Google, ça n’a pas que du négatif (et c’est vrai). Ce service payant, devrait permettre aux marchands de bénéficier d’une meilleure qualité de service et, du coup, les obliger à fournir des données de qualité à Google Shopping. Là où le bât blesse, c’est pour l’internaute. Celui-ci verra ses requêtes Google être affichées non plus seulement pour leurs pertinences, mais aussi et en grande partie selon l’enchère qui a été associée au produit. Pour avoir l’explication de Google, c’est ici !

Nous pouvons dès lors nous poser deux questions :

  • Google va t-il appliquer cette logique à d’autres de ses outils gratuits, comme son moteur de recherche ?
  • Si oui, à quand la fin du référencement naturel ?

Retargeting dynamique : arrivée de Google

Google a lancé sa solution de retargeting (ou remarketing / reciblage marketing) en 2010, mais celle-ci est moins précise et poussée que celles de ses concurrents type Critéo ou Retargeter. Moins précise car ne permettant pas le retargeting dynamique, à savoir la possibilité de créer des bannières dynamiques personnalisées en fonction des produits vus par l’internaute. Ce sera désormais le cas avec Dynamic Ads.

Deux nouveautés viennent s’ajouter à cette première, le « Smart Pixel » ainsi que le « Similar Users ». Le Smart Pixel est le nouveau tag de retargeting dynamique de Google, il permettra de collecter des variables supplémentaires qui ne sont pas nécessairement disponibles chez la concurrence, et donc personnaliser les messages envoyés aux internautes. Similar Users a une fonctionnalité qui défère du rôle premier du retargeting, car l’objectif n’est pas de ramener des visiteurs du site mais des internautes dont le profil est similaire (selon Google) aux visiteurs du site, c’est donc un moyen d’améliorer sa notoriété et d’élargir sa base d’acquisition client. Une bonne nouvelle et un concurrent de poids pour Next Performance et Criteo.

La semaine prochaine, retrouvez la suite de cette article avec en ligne de mire la deuxième partie des nouveautés pour l’année 2013, voire même un peu plus loin…